Pour la première fois, l’AFA et l’AMF publient ensemble un appel à la vigilance, soulignant l’importance croissante de leur coopération pour faire face à l’émergence de réseaux d’initiés liés à la criminalité organisée. Ces réseaux tentent de corrompre des personnes disposant d’informations privilégiées afin de réaliser des opérations illégales sur les marchés financiers, menaçant ainsi l’intégrité du système financier et la confiance des opérateurs économiques. Il est ainsi recommandé aux entreprises, notamment celles soumises à la loi Sapin II, de veiller à ce que leur dispositif anticorruption leur permette de prévenir et détecter de telles pratiques.
Le colloque est désormais disponible en ligne. Retrouvez le replay de chaque intervention sur cette page en suivant les liens Youtube. L’Agence française anticorruption (AFA) a organisé, le 2 décembre 2024, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, en partenariat avec l’École nationale de la magistrature, un colloque consacré à la corruption et la criminalité organisée.
Dans le cadre de leurs nombreuses compétences – qu’il s’agisse de l’aménagement du territoire, de la gestion des services publics locaux, du soutien aux initiatives associatives, ou encore de la passation des marchés publics – les communes jouent un rôle essentiel dans la vie des français. Ces missions les exposent aussi quotidiennement à des risques d’atteinte à la probité de leurs élus, ou de leurs agents.
Du 26 au 27 mars 2024 se tenait à Paris, le forum mondial sur l’anticorruption et l’intégrité organisé par l’OCDE. A cette occasion, l’AFA a participé à plusieurs tables rondes aux côtés d’experts institutionnels et d’entreprises mais aussi de membres de la Société civile. Retour sur cet évènement à travers trois panels sur les enjeux que sont l’engagement des dirigeants au plus haut niveau de l’Etat, L’évaluation de l’efficacité des programmes de conformité des entreprises et La mise à disposition d’outils à l’intention des acteurs exposés à la corruption, autant de sujets mettant en exergue l’originalité du système français au regard des recommandations de l’OCDE.
Selon une étude Eurobaromètre menée au printemps 2022, 64 % des français considèrent que la corruption est un phénomène répandu en France. 7 % indiquent en avoir déjà été victimes. Ces chiffres illustrent la nécessité de lutter avec efficacité et détermination contre les atteintes à la probité, tant pour assurer un fonctionnement transparent et non faussé de notre économie que pour renforcer la confiance dans les institutions et dans la démocratie.
Depuis la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, la France est dotée d’un référentiel anticorruption qui s’inspire des standards internationaux les plus exigeants et qui vise à accompagner les entreprises françaises vers une prévention et une détection plus efficaces des faits de corruption et de trafic d’influence en France comme à l’étranger.
Deux ans après son premier diagnostic sur le niveau de maturité des dispositifs anticorruption des entreprises publié en 2020, et en application du Plan national pluriannuel 2022-2022 de lutte contre la corruption, l’Agence française anticorruption (AFA) a lancé en mai 2022 une deuxième enquête sur la même thématique, dont elle publie aujourd’hui les résultats.
La webradio Fréquence T, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale et l’AFA présentent une série de 3 émissions radiophoniques à l’attention des agents publics, et notamment des personnels territoriaux mais pas exclusivement. Autour d’experts et d’invités, les émissions abordent notamment les thèmes de la corruption, du favoritisme et du détournement de fonds publics en proposant des exemples concrets et des témoignages.