International
L'AFA déploie son action au-delà des frontières de la France. Elle agit sur le plan européen, sur le plan bilatéral avec des actions de coopération technique mais aussi sur le plan multilatéral en assistant les autorités françaises compétentes dans les grandes organisations internationales.
Pour mener cette mission, l’AFA participe à la coordination interministérielle conduite par le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères et le Secrétariat Général des Affaires européennes (SGAE).
Au titre de sa mission de diffusion des informations permettant d’aider à prévenir et à détecter ces infractions, l’AFA contribue à l’application des engagements internationaux des autorités françaises par ses actions de coopération et ses missions d’appui et de soutien technique.
L'action bilatérale de l'AFA
Conformément au cadre fixé par la « stratégie anticorruption de la France dans son action de coopération 2021-2030 », l’Agence contribue également au rayonnement de l’expertise technique française à travers le développement d’actions de coopération bilatérale. Elle s’attache à favoriser une approche coordonnée des affaires de corruption transnationale en entretenant des relations étroites avec ses homologues étrangers. L’AFA reçoit régulièrement des délégations étrangères, organise ou prend part à des actions de coopération internationale, des échanges de bonnes pratiques ou des formations.
L'action européenne de l'AFA
En matière d’affaires européennes, l’AFA participe à la coordination interministérielle conduite par le SGAE, afin de préparer la position française sur les textes européens en négociation relatifs à la lutte contre la corruption. Cela a par exemple été le cas avec la directive relative à la lutte contre la corruption, adoptée en 2026. A ces occasions, l’AFA fournit son expertise technique en matière de prévention de la corruption.
L’AFA participe également à l’animation du réseau européen de lutte contre la corruption (« EU network against corruption »), réunissant les entités anti-corruption des États membres de l’Union européenne, qui constitue une enceinte privilégiée pour améliorer l’efficacité des politiques de lutte contre la corruption.
Les instances internationales de lutte contre la corruption
L’AFA est représentée dans les délégations françaises siégeant dans les instances internationales de lutte contre la corruption. Elle contribue ainsi à la mise en œuvre des grandes conventions internationales de lutte contre la corruption.
Le Groupe d'États contre la corruption (GRECO) est l'organe de suivi de la mise en œuvre des deux Conventions du Conseil de l'Europe relatives à la lutte contre la corruption : la Convention civile sur la corruption du 4 novembre 1999 et la Convention pénale sur la corruption du 27 janvier 1999.
Le GRECO a pour objectif d’améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption en s’assurant, par le biais d’un processus dynamique d’évaluation par les pairs, qu’ils respectent les normes du Conseil de l’Europe en matière de lutte contre la corruption. Il contribue à identifier les lacunes dans les politiques nationales de lutte contre la corruption, analysées au sein de rapports d’évaluation par cycle thématique, et incite ainsi les États à procéder aux réformes législatives, institutionnelles et pratiques nécessaires.
Le GRECO est aussi un forum pour le partage des meilleures pratiques en matière de prévention et de détection de la corruption.
La Convention des Nations-Unies contre la corruption du 31 octobre 2003, dite "Convention de Mérida", constitue l'unique instrument juridiquement contraignant de portée universelle visant à prévenir et à combattre la corruption. Ses dispositions couvrent tous les aspects de la lutte anti-corruption : prévention dans les secteurs publics et privés, coopération internationale, recouvrement des avoirs, protection des victimes.
La Convention de Mérida prévoit un mécanisme d’examen de la mise en œuvre de ses dispositions par chaque État-partie. L’évaluation se fait sous la forme d’une « revue par les pairs » : un État-partie est à chaque fois soumis à l’examen de deux autres États-parties. Le mécanisme met en lumière les bonnes pratiques et souligne les difficultés que peuvent rencontrer les États-parties dans la mise en œuvre de leurs obligations. A partir de ces constats, les rapports formulent des recommandations et identifient les domaines où le pays évalué pourrait, le cas échéant, bénéficier d’assistance technique afin de l’appuyer au mieux dans la mise en œuvre de la Convention de Mérida.
Créé en 1994 le groupe de travail de l'OCDE sur la corruption dans les transactions commerciales internationales est chargé de surveiller la mise en œuvre et l'application de la Convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption et de la Recommandation de 2021 sur le renforcement de la lutte contre la corruption des agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.
Le mandat du groupe de travail sur la corruption est de soutenir et de promouvoir la mise en œuvre de la convention pour la lutte contre la corruption de l'OCDE. Le groupe de travail publie des rapports de suivi sur les progrès réalisés par chaque pays parties à la Convention dans la mise en œuvre et l'application de la Convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption. Ces rapports reflètent les conclusions d'une visite sur place dans le pays évalué et les points de vue des parties prenantes telles que la société civile, le secteur privé et le monde universitaire.
L’AFA participe également aux travaux du groupe de travail des hauts responsables de l’intégrité publique (SPIO), chargé de veiller à la mise en œuvre de la Recommandation de l’OCDE sur l’intégrité publique. Dans ce cadre, elle est impliquée dans l’élaboration des indicateurs d’intégrité publique : ces indicateurs évaluent les systèmes nationaux d'intégrité et de lutte contre la corruption des États-parties à la convention de l’OCDE, afin d'aider les pays à renforcer leur résilience face aux risques de corruption. S'appuyant sur des données officielles relatives à la réglementation et à sa mise en œuvre, les indicateurs d'intégrité publique fournissent aux pouvoirs publics et à différents acteurs des données factuelles pour soutenir l'élaboration de politiques d'intégrité efficaces, indispensables à la confiance du public et à la croissance économique.
Quelques exemples d'indicateurs d'intégrité publique de l'OCDE :
- qualité du cadre stratégique en matière de lutte contre la corruption ;
- intégrité de la justice et des systèmes disciplinaires ;
- efficacité du contrôle interne et de la gestion des risques.
En savoir plus sur le groupe de travail de l'OCDE sur la corruption
En savoir plus sur l'activité internationale de l'AFA
Rapport d'activité 2025
Le rapport d'activité 2025 de l'AFA présente les actions mises en œuvre par l'Agence au cours de l'année. Elle a été marquée par l'adoption du plan national pluriannuel de lutte contre la corruption 2025-2029 et le renforcement du travail de l'AFA sur la lutte contre la corruption en lien avec la criminalité organisée, qui s'est notamment manifesté par l'engagement de l'Agence aux...
Rapports d'activité
Rapport d'activité 2024
Pour l’Agence française anticorruption, l’année 2024 a été marquée par un nouvel élan, une adaptation aux défis liés à l’évolution de la corruption et par l’approfondissement de ses missions de prévention.
Rapports d'activité
Vos questions fréquentes
Pour aller plus loin, retrouvez les questions fréquentes en relation avec les acteurs économiques.
L'AFA ne réalise pas d'accompagnement individuel des entreprises. Une offre d'appui importante est toutefois mise à leur disposition avec de très nombreuses ressources (recommandations, guides et fiches pratiques, podcast). Par ailleurs, l'AFA répond favorablement à de très nombreuses demandes de fédérations et associations professionnelles de participation à des ateliers visant à aider leurs adhérents à déployer des mesures anticorruption. Enfin, le formulaire de contact du site internet de l'AFA permet aux entreprises de poser toute question liée à la bonne compréhension des publications de l'Agence.
L'AFA n'est pas un organisme de formation et n'organise pas de formations pour les entreprises ou pour les futurs professionnels de la conformité.
En revanche, elle anime de nombreuses sessions de formation ou de sensibilisation au sein d'ateliers de fédérations ou associations professionnelles qui lui en font la demande. D'un point de vue logistique, les ateliers sont organisés par ces entités (invitation des participants, réservation des salles, etc.). Leur contenu est co-construit avec l'AFA en fonction des besoins des participants et l'animation est assurée par un ou plusieurs représentants de l'Agence.
L'AFA peut également accepter d'intervenir au sein d'entreprises à l'occasion d'évènements spécifiques qu'elles peuvent organiser, tels que des journées de la compliance, de l'éthique, de la lutte contre la corruption, etc. Néanmoins, ces interventions sont destinées à présenter l'Agence et à faire une sensibilisation générale des salariés à l'anticorruption. Elles n'ont pas vocation à venir commenter le dispositif anticorruption des entreprises et ne peuvent pas se substituer à l'obligation de formation de ces entreprises prévue à l'article 17 de la loi Sapin II.
L'AFA peut être sollicitée par des organismes de formation initiale ou continue pour dispenser des actions de formation à destination d'étudiants. Les modalités de ces interventions sont les mêmes que pour les entreprises.
Toute demande d'intervention peut être adressée à l'AFA par l'intermédiaire du formulaire de contact. L'AFA se réserve le droit de ne pas donner de suite favorable si l'intervention ne correspond pas au cadre déontologique qu'elle s'est fixée ou si son agenda ne lui permet pas de se faire représenter.
Les entreprises qui réunissent les critères listés à l'article 17 de la loi Sapin II ont l'obligation de mettre en place un dispositif anticorruption. Ce dernier comprend 8 mesures.
En savoir plus sur les entreprises assujetties
L'AFA a pour mission de contrôler l'existence, la qualité et l'efficacité de ces dispositifs. Ces contrôles peuvent être lancés par le directeur ou la directrice de l'AFA qui ne peut pas recevoir d'instruction en la matière. Celle-ci débute par l'envoi d'une notification au dirigeant de la société. L'AFA analyse ensuite un certain nombre de pièces et, le cas échéant, réalise des entretiens avec plusieurs collaborateurs de l'entreprise, suivant une charte des contrôles. Elle conclut son contrôle par un rapport et un échange contradictoire avec l'entreprise concernée.
Si le contrôle conclut à des manquements, le directeur ou la directrice de l'AFA peut saisir la commission des sanctions, qui a la possibilité de prononcer des pénalités administratives.
Corruption dans les ports, stoppons le risque d'engrenage - Vidéo de formation
Dans le cadre de sa mission de prévention et de lutte contre la corruption, l’Agence Française Anticorruption (AFA) met en ligne une série de vidéos de formation aux risques de corruption en lien avec la criminalité organisée et le narcotrafic au sein des plateformes portuaires : "Corruption dans les ports, stoppons le risque d'engrenage. Prévenir les risques et adopter les bons réflexes...
Actualité Publication
Publication du guide relatif à l'évaluation des tiers au regard du risque corruptif
L'Agence française anticorruption publie une série de fiches pratiques consacrées à la mise en œuvre d'un dispositif d'évaluation des tiers au regard du risque de corruption, à destination des entreprises.
Actualité Publication
Publication de la nouvelle version du guide sur la prévention de la corruption dans l’achat public
La commande publique représente un levier essentiel pour l’action publique, avec 233 milliards d’euros engagés chaque année, dont 50 milliards pour l’État. Garantir la transparence et la probité des procédures d’achat public est une priorité absolue pour préserver la confiance des entreprises et des citoyens. C’est pourquoi l’AFA et la direction des achats de l’État (DAE)...
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