Publication de l'enquête de maturité des dispositifs anticorruption des acteurs économiques

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Réalisée par l’institut IPSOS-bva sur un panel représentatif de 502 entreprises et selon des méthodes éprouvées, cette enquête, dont les résultats ont été analysés par l’AFA, offre une photographie détaillée de la perception de la corruption par le tissu économique français et du déploiement des dispositifs anticorruption.

Cette enquête vise à prendre en compte une réalité simple : la corruption peut toucher toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, dès lors qu’elles interagissent avec des tiers, manipulent des données sensibles ou opèrent dans un environnement concurrentiel. Cette enquête incorpore donc tant des petites et moyennes entreprises (PME), que des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des grandes entreprises (GE). Ainsi, plus de 80% des entreprises ayant répondu se déclarent non assujetties à l’article 17 de la loi Sapin II. En outre, et contrairement aux enquêtes précédentes, une grande partie des personnes interrogées au sein de ces entreprises n’occupent pas des fonctions directement liées aux problématiques de conduite éthique des affaires.

Si, dans leur ensemble, les entreprises semblent assez bien connaître la corruption dans sa conception générale, elles ont toutefois une faible perception de leur exposition aux risques corruptifs. En outre, si les dispositifs de prévention et de détection de la corruption semblent aujourd’hui largement déployés au sein des entreprises assujetties, plus de la moitié des entreprises non assujetties n’ont mis en place aucune mesure et plus de la moitié de ces dernières s’estiment peu ou pas exposées à la corruption. Pourtant, ces entreprises, peuvent être fortement exposées à des risques de corruption notamment lorsqu’elles développent des activités internationales. L’enquête met également en lumière la perception de risques corruptifs émergents liés à la cybercriminalité ou à l’accès à des informations sensibles.

Ces résultats permettront à l’AFA, d’une part, d’aider les entreprises à consolider les dispositifs existants, en ciblant les risques principaux et les mesures les plus complexes du référentiel anticorruption et, d’autre part, de développer de nouvelles formes d’accompagnement, via des outils simplifiés, des formations accessibles, pour faire de la conformité un levier de confiance et non une contrainte.

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